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С Новым Годом!
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dans la ville il y a un cœur. dans la vie de la ville le cœur de la ville bat et se débat tout doucement contre les artères. comme un signal sans ordre ou plutôt comme un ordre émis de l’intérieur de la ville, tout au fond de sa sauvagerie sans âge. à partir du cœur de la vie de la ville, un battement nous indique qu’il y a du vent. le vent poussé du ventricule primaire de la vie de la ville. c’est un parfum aveugle. le parfum aveugle de la vie de la ville, poussé amoureusement par quelque ventricule primaire vers une oreille. une oreille qui l’aime sans le savoir encore. et lorsque l’oreille respire le parfum aveugle de la vie de la ville, frémit en elle comme un visage intérieur sous un regard intérieur. le parfum aveugle de la vie de la ville aurait aperçu dans une oreille un beau jour passer une pensée qui s’ignore – et cette pensée qui s’ignore, disons que c’est ta pensée à toi – qui guette pour toi, sans que tu n’aies à t’en préoccuper trop, un autre passage, celui d’un parfum, aveugle comme cette petite pensée qui est la tienne et poussé amoureusement par quelque ventricule primaire, vers ton oreille. cette pensée qui s’ignore et que tu connais bien, tout au fond de la vie de ton cœur qui bat et se débat tout doucement contre tes artères. comme un signal sans ordre, ou comme un ordre émis de l’intérieur de ta ville, tout au fond de ta sauvagerie sans âge. ces signaux qui s’appellent forment la chance des cœurs. l’ordre d’une chance incroyable.